Les instantanées

Périple acrobatique entre Rome et Venise
Périple acrobatique entre Rome et Venise
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Raymond Émile Waydelich, « archéologue du futur »...

Tout est affaire de temps… et de réminiscences. L’esprit de Monsieur Proust ne doit pas être bien loin de l’atelier de Raymond. De ce dernier, nous avions raconté la performance plastique dans notre reportage sur le « Point de convergence ». C’était dans le N° 8 d’Alsace Tendance[s] où l’on découvrait un échantillon du bestiaire de l’artiste sur les facettes du plan-relief en bronze installé place d’Austerlitz à Strasbourg.

Le voici qui revient avec ses éternelles obsessions. Des animaux fantastiques (croco, cerf, volaille, poisson) en lévitation ou en arrêt devant les vestiges d’ancêtres parfois reconvertis en cochonnailles ou en chair à pâté. Souvenirs de Namibie où Raymond n’a de cesse de revenir. « La queue de crocodile, c’est un délice » assure-t-il.

Ou bien ce sont des containers scellés pour quelques siècles, enfouis sous une dalle, place de la Cathédrale, pour une mise au jour prévue en… 3790. Ou c’est encore la quête interminable d’une destinée, celle de Lydia Jacob, couturière du 19e siècle née à Neudorf dont Waydelich aurait acheté le carnet de croquis sur un marché aux puces. Lydia devient alors « l’anima », la part féminine de Raymond. La L. J. Story dure ainsi depuis 1973.

Souvenirs de voyages en Namibie

Souvenirs de voyages en Namibie

Les techniques employées sont multiples. Peinture, sculpture, collage, aquarelle, gravure…

Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? Waydelich se repose la question, très sérieusement, en pensant aux extraterrestres qui débarqueront un jour (de 3790 ?) place de la Cathédrale pour extraire de son caveau des objets du quotidien terrestre pieusement répertoriés. Les comprendront-ils ?

La quête continue.

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