Le saviez-vous ?

Vieille affiche de Ben-Hur exposée au Musée judéo-alsacien de Bouxwiller.
© Photo R.A.N.
Vieille affiche de Ben-Hur exposée au Musée judéo-alsacien de Bouxwiller. © Photo R.A.N.
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Le père de Ben-Hur est Mulhousien : Né en Alsace, dans la cité haut-rhinoise de Mulhouse, William Wyler fut le plus célèbre des réalisateurs de superproductions historiques.
William, un « Jack Pot » de l’industrie hollywoodienne

William, un « Jack Pot » de l’industrie hollywoodienne

C’est un premier juillet 1902. Le prénom du nouveau-né s’écrit alors Wilhelm et son patronyme Weiller. L’américanisation de son état-civil se fera quelques années plus tard, après qu’il eut rejoint le pays de l’Oncle Sam. Les Weiller établis à Mulhouse sont une famille suisse de confession juive. Le jeune Wilhelm fera ses études à Lausanne puis étudiera le violon au Conservatoire de Paris. Mais son avenir se jouera pour l’essentiel en Amérique, où il sera naturalisé en 1928.
Wilhelm devenu William s’imposera alors comme un cinéaste incontournable de Hollywood et signera un contrat juteux avec la grande major qu’est la Metro-Goldwyn-Mayer, la firme au lion rugissant dans son cerceau de pellicule dorée.

Le succès de ce peplum aux moyens colossaux fait très vite de lui le jackpot de l’industrie hollywoodienne. Ses films jouent sur des effets spéciaux inédits pour l’époque grâce à de nouveaux moyens techniques : des caméras Panavision très grand format et des pellicules plus larges pour multiplier les pistes sonores.


Vidéo


Mini-fiche technique

Le personnage de Ben-Hur (le nom signifie « fils de blancheur ») est interprété par Charlton Heston. Le film paraît en 1959. C’est une adaptation du roman « Ben-Hur. A Tale of the Christ » de Lewis Wallace publié en 1880. L’action se déroule au 1er siècle entre Rome et la Judée. Ben-Hur, en remportant 11 Oscars, fut le film le plus primé de l’histoire du cinéma avant d’être rejoint par « Titanic » et « Le Seigneur des anneaux ».

Focus

Arrête ton char Messi

Cela donne des scènes spectaculaires au plus près de l’action… Qui ne se souvient de la course où Ben-Hur affronte Messala, le frère ennemi, alors que le public sent passer au plus près de ses chevilles les pointes acérées dont est muni le char du cruel militaire pour détruire ceux de ses concurrents ou trancher les jarrets des chevaux ? C’est beau, c’est grandiose, ça décoiffe. Les mouvements de foule vous transportent, on souffre avec les galériens qui ploient sous les coups de cravache, on reste pétrifié devant le clair-obscur d’apocalypse qui s’étend sur le monde à l’heure de la crucifixion de Jésus. Des scènes inoubliables mises en scène par le petit Mulhousien devenu un monument du cinéma et qui feront le tour de la planète. Au Musée judéo-alsacien de Bouxwiller (voir notre article), une vitrine évoque cette saga par quelques images d’époque et une affiche reproduisant le fameux tournoi de chars gravé pour toujours dans l’imaginaire collectif.